Faire entendre toutes les voix

Une vision nationale, européenne et internationale

ESS

Solvabilité 2

Transition numérique

La priorité de l’AAM : faire entendre toutes les voix


L’AAM n’est pas un syndicat professionnel, mais une association composée d’entreprises à but non lucratif. Pôle mutualiste unique au sein de la FFA, elle réunit la famille des mutuelles d’assurance dont la dispersion pénalisait jusqu’alors les actions. Pour autant, l’AAM n’en respecte pas moins la richesse et la diversité de ses membres (métier, secteur, sphère géographique, taille, etc.).
Le rôle de l’AAM est de promouvoir les intérêts des assureurs mutualistes, auprès de la FFA comme des instances nationales, européennes et internationales. Elle a vocation à débattre de tout sujet spécifique au monde de l’assurance mutualiste : évolution des règles de gouvernance en France et en Europe, instruments financiers disponibles, adaptation des règles d’assurance aux sociétés mutualistes, etc.

Une dimension nationale

Des relations étroites avec la FFA


La représentativité de l’AAM lui confère un poids fondamental au sein de la FFA avec laquelle elle travaille en synergie. Tous les membres de l’AAM sont adhérents à la FFA et peuvent ainsi participer à ses travaux. Le président de l’AAM est lui-même vice-président de la FFA.
En tant qu’instance représentative, l’AAM intègre elle-même les travaux de la FFA. Elle promeut les caractères particuliers des mutuelles d’assurance dont le but est de servir un seul public, les sociétaires assurés. Elle porte les décisions et les positions des assureurs mutualistes auprès de la fédération grâce à la présence de ses membres au sein de son Conseil Exécutif. Elle appuie les dossiers relatifs au mutualisme en complément et en soutien aux positions de la FFA.

Dynamiser le secteur mutualiste


L’AAM est un terrain de jeu constructif pour les assureurs mutualistes. Son rôle est de faciliter la bonne appréhension de leur environnement et de partager leurs expériences.
Elle a pour but de traiter de tout sujet métier sur lesquels les assureurs mutualistes souhaitent exprimer une approche spécifique. Elle doit encourager et développer les synergies entre ses membres. Des rencontres et événements sont organisés pour dynamiser leurs échanges.
L’AAM a pour devoir d’inciter ses adhérents au respect des règles de bonnes pratiques, en accord avec sa charte des valeurs introductive à ses statuts.

Les relations avec la FNMF


L’AAM agit pour consolider ses liens avec le monde mutualiste regroupé au sein de la Fédération nationale de la mutualité française.

La dimension européenne et internationale

Les relations avec l’AMICE


L’AAM se pose comme l’interlocuteur privilégié au service des assureurs mutualistes sur le plan européen. Ses relations avec l’AMICE (Association des assureurs mutuels et coopératifs en Europe, 104 membres), à laquelle elle adhère, se cristallisent à travers des groupes de travail, des opérations de benchmarking, des séminaires, des conférences… À ses côtés, l’AAM renforce le rôle d’influence du mutualisme en Europe.
Cette Europe de l’assurance mutualiste passe par la reconnaissance de la gouvernance mutualiste, par l’affirmation que son mode de fonctionnement génère stabilité et résilience. Il ne s’agit pas seulement d’affirmer un principe, mais de partager la boîte à outils qui permet de mettre en œuvre ce principe, en opposition aux formes capitalistiques.

Les relations avec l’ICMIF


L’AAM est membre du conseil d’administration (board) de la Fédération internationale des mutuelles et coopératives d’assurance. L’ICMIF regroupe 290 membres assureurs « centrés sur les personnes », selon leur propre terminologie, répartis sur 74 pays. Par cette affiliation, l’AAM participe via un intelligence committee aux travaux de veille économique et d’évolution du marché de l’assurance.

Ce que représentent les adhérents de l’ICMIF (2015)

Assurés

900

millions

Collaborateurs

1,1

millions

Montant total des actifs

2032

milliards de $

Primes versées

307

milliards de $

dont primes versées sur l’assurance vie 47%
dont primes versées sur l’assurance non vie 53%

La place des mutuelles d’assurance dans l’ESS


Les mutuelles d’assurance font partie de facto de l’économie sociale et solidaire selon les termes et les principes dictés par la loi du 31/07/14. Parmi les valeurs défendues par les membres de l’AAM et d’ailleurs inscrites dans la charte introductive à ses statuts…

  • solidarité, proximité et démocratie ;
  • équité entre les sociétaires ;
  • accès au plus grand nombre par des contrats adaptés ;
  • recherche du meilleur rapport qualité/prix ;
  • gestion socialement responsable ;
  • contribution à une croissance éco-durable.

Ce n’est pas tant la finalité sociale des mutuelles d’assurance qui est ici considérée, mais leur mode de gouvernance, leur gestion responsable, collective et égalitaire.

Par ailleurs, leur rendement n’est pas lié à la nécessité de rémunérer des actionnaires, puisqu’elles n’en ont pas. Ce modèle économique n’est cependant pas exclusif de la recherche de bénéfices, indispensables à leur santé financière et plus nécessaires encore pour satisfaire aux exigences de Solvabilité 2.

Par sa représentativité au sein de la profession, l’AAM incarne donc l’économie sociale dans le secteur de l’assurance et porte des valeurs sociétales en adéquation avec les défis futurs. Elle travaille sur la place des assureurs mutualistes dans l’ESS. Elle coordonne ses missions avec les autres acteurs de l’ESS et participe à leurs travaux. Sa présence dans les instances telles que la Chambre française de l’économie sociale – dont elle assure la présidence – ou le Conseil supérieur de l’économie sociale renforce son influence, au service des intérêts des mutuelles d’assurance.

Les mutuelles d’assurance doivent affirmer leur différence en proposant des services innovants et personnalisés, en faisant progresser la solidarité et en ayant de leur métier une vision à long terme.

Solvabilité 2, les enjeux pour les mutuelles d’assurance


Lancé en 2009 et transposé dans le droit français le 2 avril 2015, ce régime prudentiel européen qui succède à Solvabilité 1 jugé incomplet, voire inadapté, s’applique depuis le 1er janvier 2016 à tous les organismes français d’assurance ou de réassurance régis par les codes des Assurances, de la Mutualité ou de la Sécurité Sociale.

Solvabilité 2 contraint ces organismes à mettre en adéquation le montant de leurs fonds propres avec les risques auxquels ils sont confrontés. Cette marge de solvabilité (ou capital de solvabilité requis) ainsi créée permet de garantir leurs engagements vis-à-vis des sociétaires et clients.

Un premier niveau est cependant instauré, baptisé “minimum de capital requis” (MCR) en deçà duquel l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) peut retirer l’agrément.

Cette obligation a bien entendu rendu nécessaire la constitution par les mutuelles d’assurance d’une assise financière importante, notamment via des prises de participation dans diverses entreprises. Elle poussera aussi au regroupement de structures, tendance qui recomposera à terme le paysage assurantiel français et européen.

Transformation numérique, une révolution en marche


La révolution numérique est l’un des grands défis du monde de l’assurance. À court terme, elle bousculera cette industrie et la rapidité des évolutions donne matière à s’occuper – et non juste se préoccuper – dès maintenant de l’avenir proche.

La mission de l’AAM est de porter la réflexion sur ces enjeux, pour aborder l’émergence de nouveaux services (lutte anti-fraude, règlement immédiat des sinistres…). Ainsi, à l’apparition de l’intelligence artificielle qui permettra de tout régler en quelques clics via un smartphone, certes dans l’immédiateté mais sans distinction et avec une approximation au détriment de l’assuré, doit être opposée la spécificité irremplaçable de la société d’assurance mutualiste telle que nous la connaissons : son caractère « affinitaire », personnalisé, qui permet à chaque profession et chaque sociétaire d’être uniques et inclus dans un fonctionnement mutualisé solidaire. Les assureurs mutualistes doivent développer le phénomène de communauté de valeurs – et l’économie collaborative peut jouer sur ce point un rôle fondamental –, mais avec cette vision à long terme propre aux opérateurs mutualistes.